La Révolution NoSQL (2005–2015)
Le web à l’échelle de Google, Amazon et Facebook brise le moule relationnel. Les bases traditionnelles ne passent pas à l’échelle horizontale — un serveur monolithique est trop cher et trop fragile.
Google publie Bigtable (2006) : un stockage distribué clé-valeur conçu pour les données structurées à l’échelle du web. Amazon suit avec Dynamo (2007) : une base clé-valeur hautement disponible qui sacrifie la cohérence pour la disponibilité (théorème CAP). Ces papiers inspirent une explosion de nouveaux systèmes.
Cassandra (Facebook, 2008) fusionne les idées de Bigtable et Dynamo. MongoDB (2009) popularise le modèle document (JSON), rendant les bases NoSQL accessibles aux développeurs web. Redis (2009) repousse les limites de la vitesse avec un magasin clé-valeur en mémoire.
Le mouvement NoSQL n’est pas un rejet du relationnel, mais une diversification : chaque workload a sa base de données. Les polyglots de persistance deviennent la norme. Le slogan One size fits all est mort.
| Année | Contribution | Acteurs |
|---|---|---|
| 2005 | CouchDB — base document JSON, synchronisation multi-maître | Damien Katz, Apache |
| 2006 | Bigtable — storage distribué clé-valeur, inspirera HBase, Cassandra | Google (Chang, Dean et al.) |
| 2007 | Dynamo — base clé-valeur hautement disponible, CAP tradeoff | Amazon (DeCandia et al.) |
| 2008 | Cassandra — fusion Bigtable + Dynamo, haute disponibilité | Facebook (Lakshman, Malik) |
| 2009 | MongoDB — base document JSON, popularise NoSQL | 10gen (MongoDB Inc.) |
| 2009 | Redis — cache clé-valeur en mémoire, ultra rapide | Salvatore Sanfilippo (antirez) |
| 2012 | Amazon Aurora — relationnel compatible MySQL/PostgreSQL, cloud natif | Amazon |
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