Les Fondations Théoriques (1970–1998)
Les systèmes distribués naissent d’une question : comment faire communiquer des machines qui ne partagent pas de mémoire ? La réponse commence dans les laboratoires de recherche, bien avant Internet.
En 1975, Leslie Lamport introduit le problème du Général Byzantine : des généraux doivent se mettre d’accord sur un plan d’attaque, mais certains peuvent être traîtres. C’est le problème fondateur de la tolérance aux fautes byzantines, au cœur de ta thèse.
En 1978, Lamport formalise la relation d’ordre partiel des événements (happened-before) et les horloges logiques (d’attestation des événements). En 1982, le papier The Byzantine Generals Problem (Lamport, Shostak, Pease) pose les bases de la réplication Byzantine (BFT).
En 1989, Eric Brewer énonce le théorème CAP (Cohérence, Disponibilité, Tolérance au partitionnement) — un système distribué ne peut garantir que deux des trois. Ce théorème devient la boussole de tous les architectes distribués.
En 1998, Leslie Lamport publie Paxos — le premier protocole de consensus prouvé mathématiquement. Le Monde l’ignore pendant sept ans, faute de comprendre le papier.
| Année | Contribution | Acteurs |
|---|---|---|
| 1975 | Problème des Généraux Byzantins — premier énoncé du consensus avec fautes byzantines | Leslie Lamport |
| 1978 | Horloges logiques — ordre causal des événements dans un système distribué | Leslie Lamport |
| 1982 | Byzantine Generals Problem (paper) — PBFT, preuve de la borne | Lamport, Shostak, Pease |
| 1989 | Théorème CAP — cohérence, disponibilité, partition — choisissez deux | Eric Brewer (UC Berkeley) |
| 1998 | Paxos — protocole de consensus, base de tous les systèmes fault-tolerant | Leslie Lamport |
| 1999 | PBFT (Practical Byzantine Fault Tolerance) — première implémentation pratique du BFT | Castro & Liskov (MIT) |
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